Nos responsabilités envers le Califat

Ici nous venons naturellement à la question de nos propres responsabilités envers le Califat et le Calife. Ces responsabilités naîtront aussi bien de la compréhension juste de la signification de l’institution du Khilāfat que de notre obéissance musulmane à la volonté d’Allāh manifestée dans la réalité quotidienne du Calife.

Le Calife est chargé de la tâche de diriger le cheminement spirituel de la Jamā’at sur la voie droite et de bien gérer les œuvres de la Communauté. Notre soumission et obéissance à ses décrets sont donc dictées par une foi profonde en Dieu ; elles sont le reflet de notre soumission à la volonté de Dieu. Un rapport tel que celui qui lie un musulman Aḥmadi au Khalīfatul Masīḥ est possible seulement grâce à la présence de cette vraie foi qui est quotidiennement manifestée dans les activités de la Communauté. Ce rapport naît de l’amour et de l’affection qu’ont les Ahmadis pour leur Khalīfa (calife), l’Imam de cette époque.

En fait, ce rapport d’amour et d’obéissance filiale commence dès l’initiation dans la Communauté à la main du Calife. L’on peut dire qu’un musulman Aḥmadi n’a aucune autre vision de l’Islam que celle qui se manifeste dans le Califat de l’Aḥmadiyya. Cela est tout à fait naturel, car il n’y a aucune façon de sincèrement accomplir ses devoirs de musulman excepté par la soumission fidèle aux enseignements divinement révélés de l’Islam, en restant dans la structure donnée par Dieu au Califat du Messie Promis (a.s.).

Si un musulman Aḥmadi veut en effet amener l’unité de l’humanité dans l’Islam, il doit d’abord nécessairement renforcer et favoriser l’unité au sein de la Communauté, de laquelle le Calife a été fait responsable par Allāh. Les 10 conditions de Bai’at sont notre serment d’allégeance au Califat dans l’Aḥmadiyya, le vrai Islam. En entrant dans la Bai’at avec le Calife, nous entrons dans la Bai’at avec Allāh. Le Calife Aḥmadi est le chef suprême de la Jamā’at. Le vœu spirituel d’obéissance au Calife ne peut pas être comparé à une obligation sociale ou temporelle quelle qu’elle soit.

L’amélioration constante de notre propre piété est une autre de nos obligations envers le Khilāfat, car aucun Califat ne peut exister sans qu’il n’y ait le Taqwa (la crainte de Dieu et la piété) à la base de la communauté des croyants.