Mu‘adh (r.a.) raconte : « En me nommant gouverneur (d’une région), le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) me fit mander auprès de lui et déclara : « Quand tu rencontreras des Gens du Livre tu les inviteras à témoigner qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que je suis Son Envoyé. S’ils acceptent cela, tu leur diras qu’Allah leur a rendu les cinq prières quotidiennes obligatoires. S’ils acceptent de faire cela, tu leur diras que Dieu leur a rendu l’aumône obligatoire. Ces aumônes seront prélevées des riches de parmi eux pour être distribuées parmi les pauvres de leur communauté ; et s’ils acceptent cela, tu ne prélèveras pas ce qu’ils ont de meilleur. Crains la prière de l’opprimé, car il n’y pas de barrières entre elle et Allah. »
Bukhārī Kitāb-Uz-Zakāt

Khuraim Bin Fatik (r.a.) raconte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « Celui qui dépense une somme dans le chemin d’Allah recevra une récompense valant sept cents fois sa dépense. »
Tirmidhī Bāb Fadlun-Nafaqati Fi Sabīlillāhi

Anas (r.a.) raconte que Abū Talha Al-Ansārī était l’homme le plus riche des Ansār [1]. Il tirait ses revenus de datteraies dont celle qu’il chérissait le plus s’appelait Birhā' et était située en face de la mosquée du Prophète. Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) avait l’habitude de s’y rendre pour se désaltérer à sa source d’eau fraîche et limpide. Anas (r.a.) raconte que lorsque le verset « Jamais vous n’atteindrez à la droiture à moins que vous ne dépensiez de ce que vous aimez » fut révélé, Talha se rendit auprès du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) et lui dit : « Ô envoyé d’Allah ! Allah vous a révélé le verset : « Jamais vous n’atteindrez à la droiture à moins que vous ne dépensiez de ce que vous aimez ». La chose qui m’est la plus chère est ma datteraie de Birhā'. Je l’offre en charité dans le chemin d’Allah, espérant qu’Allah acceptera ce bien et me le préservera pour la vie future. Usez-en comme Dieu vous l’indiquera. » Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) lui répondit : « Très bien ! C’est un bien très profitable. C’est un bien très profitable. Je vous ai entendu, mais je pense que vous devez l’offrir à vos parents. » Abū Talha (r.a.) raconte qu’il répondit : « Je ferai comme vous me le demandez, ô Envoyé d’Allah. » Et Abū Talha (r.a.) partagea ce bien entre ses parents proches et les enfants de son oncle. Bukhāri Kitāb-Ut-Tafsīr

‘Adiyī Bin Hatim (r.a.) raconte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « Faites de l’aumône pour vous protéger du Feu, même si vous n’avez qu’une partie d’une datte à offrir. »
Bukhāri Kitāb-Uz-Zakāt

‘A'ishah (r.a.) rapporte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « Le généreux est proche d’Allah, proche du peuple et proche du Paradis, mais éloigné de l’Enfer. L’avare, par contre, est loin d’Allah, loin du peuple et loin du Paradis, mais proche de l’Enfer. Un homme ignorant mais généreux est plus cher à Allah que l’avare qui prie. » Qushariyya

Abū Hurairah (r.a.) raconte que quelqu’un demanda au Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) : « Quel est l’acte de charité le plus méritoire aux yeux d’Allah ? » L’Envoyé d’Allah répondit : « Que tu donnes en charité quand tu jouis d’une bonne santé, quand tu crains la pauvreté et que tu désires la richesse. Et n’attends pas la mort – le moment où ces biens ne t’appartiennent plus – pour dire : ceci est à untel et cela est à untel. »
Mishkāt Kitāb-Ul-Anfāq


[1] Les musulmans de la ville de Médine qui accueillirent et aidèrent les musulmans de la Mecque.