Hadrat Mirza Ghulam Ahmad, le Messie Promis et Imam Al-Mahdi a commenté sur l'existence des anges, de l'âme et sur la révélation dans ses écrits. Ci-dessous sont quelques uns de ses dires à ce sujet.

Les anges

« Une étude profonde du Saint Coran révèle que pour l’agencement intérieur et extérieur des facultés de l’homme, comme celui de toute la création, certaines forces intermédiaires sont importantes. Certaines indications contenues dans le Saint Coran prouvent sans l’ombre d’un doute que ces créatures éthérées, que l’on prénomme les anges, ont des relations spécifiques avec différents corps célestes. Certains usant de leurs aptitudes particulières ont comme tâche le contrôle des vents ; d’autres sont responsables des pluies. De même, certains exercent d’autres influences célestes sur Terre. » (Tawdih-e-Maram, Ruhani Khaza'in, vol. 3, p. 70)

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Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s)
Le Messie Promis et Imam Al-Mahdi

« Selon la Shari‘ah islamique les facultés des anges ne sont point supérieures aux facultés de l’homme ; au contraire les facultés de l’homme sont de loin supérieures à celles des anges. Le fait que les anges jouent le rôle d’intermédiaires dans le monde physique ou spirituel ne signifie point qu’ils ont quelque supériorité. Selon le Saint Coran, les anges sont tout simplement des serviteurs qui ont été désignés pour accomplir ces tâches. » (Tawdih-e-Maram, Ruhani Khaza’in, vol. 3, p. 74)

« Qu’est-ce que cela veut dire : “Des anges descendus du Ciel…” ? Qu’ils sachent que la coutume divine exige que lorsqu’un prophète, messager ou saint descend du ciel pour réformer le peuple et le ramener vers la foi, des anges descendent aussi pour l’accompagner. Ces anges pénètrent dans des cœurs prédisposés, les attirent vers la vertu et continuent à le faire jusqu’à ce que l’incroyance et l’égarement disparaissent et que commence à poindre l’aube de la croyance et de la droiture ; tout comme Dieu Tout-Puissant le dit Lui-même dans le Saint Coran : « Durant celle-ci descendent les anges et l’Esprit par le commandement de leur Seigneur – avec le décret divin concernant chaque chose. Tout est paix jusqu’à la naissance de l’aube. » (Le Saint Coran, Al-Qadr, chap. 97, v. 5-6)

La descente du Ciel, à savoir, celui des anges et du Saint Esprit ne se fait que lorsqu’un grand homme – portant le manteau du Califat et recevant la bénédiction des révélations divines – descend sur cette terre. Le Saint Esprit a la tâche spéciale d’œuvrer en faveur d’un tel homme. » (Fath-e-Islam, Ruhani Khaza'in, vol.3, note de bas de page, p.12)

La révélation

« Lorsque, suite à une prière de Son serviteur ou de Son propre désir, Dieu veut l’informer d’un fait de l’invisible, Il engourdit les sens de celui-ci ou le fait sombrer dans un état d’inconscience. Durant cette phase le serviteur n’est plus conscient de sa propre existence, il est précipité dans un état de torpeur, tel le plongeur qui s’engloutit dans un abysse sans fonds. Lorsqu’il sort de cette torpeur, à l’instar du plongeur qui refait surface, il entend au fond de lui certaines résonances. Et lorsque ces résonances s’estompent peu à peu, il entend en son fort intérieur une parole exquise, subtile et harmonieuse. C’est une expérience si prodigieuse qu’il est impossible d’en décrire les merveilles ; voilà ce qui se passe lorsqu’un fleuve de savoir s’ouvre à l’homme. Suite aux supplications incessantes de Son serviteur, Dieu le fait sombrer dans cette inertie et donne suite à chacune de ses prières par des paroles exquises et douces ; et Il répond à ses questions en lui révélant des vérités que l’homme n’est pas à même de découvrir par ses propres moyens. C’est ainsi qu’il affine davantage sa connaissance de Dieu, c’est ainsi que son savoir s’accroît. Les supplications de l’homme et le fait que Dieu réponde à chacune de ses prières par la manifestation de Sa divinité, sont des expériences qui, dans une certaine mesure, permettent à l’homme de voir Dieu en ce bas monde. Et les deux mondes se rapprochent pour lui et ne font qu’un. » (Barāhin-e-Ahmadiyyah, Ruhani Khaza'in, vol. 1, note de bas de page, p. 260-262)

« Le cinquième type de révélation – qui n’a aucun trait avec le cœur de l’homme – prend la forme d’une voix extérieure, comme celle d’une personne qui parle derrière un rideau. Mais cette voix est des plus exquises, des plus aimables ; le débit est rapide et les paroles envahissent le cœur d’extase. L’homme, plongé dans les abîmes de ses pensées, peut entendre soudainement cette voix dont la provenance le laisse perplexe. Surpris, il cherche autour de lui, mais il comprend en fin de compte que c’est un ange qui a parlé. Cette voix extérieure apporte des bonnes nouvelles à un moment où l’intéressé est fort inquiet et tourmenté par un souci quelconque. » (Barāhin-e-Ahmadiyyah, Ruhani Khaza'in, vol. 1, note de bas de page, p. 287)

« Il a été décrété que celui qui possède une part de lumière recevra davantage de lumière. Celui qui n’en possède pas du tout n’en recevra point. Seul celui qui est doué d’yeux charnels peut voir la lumière du soleil ; celui qui n’en possède pas ne peut pas en profiter. De même celui dont la lumière de la perception intérieure est faible, recevra peu de lumière de l’extérieur. Par contre, celui dont la lumière de la perception intérieure est forte recevra davantage de lumière de l’extérieur. » (Barāhin-e-Ahmadiyyah, Ruhani Khaza'in, vol. 1, note de bas de page, p. 195-196)

« Dieu a divisé Son univers extraordinaire en trois parties : premièrement le monde visible que l’on peut saisir grâce à ses yeux, ses oreilles, d’autres organes sensoriels, ou indirectement, grâce à des instruments ; deuxièmement le monde intérieur, que l’on peut concevoir grâce à l’intelligence et la déduction ; troisièmement le monde éthérée qui ne peut être saisit, qui se situe au-delà des pensées, un monde qui est connu de peu de gens. Ce troisième type de monde est invisible ; l’esprit n’est point capable de le saisir, et il peut au mieux être imaginé. Seules les visions, les révélations et inspirations sont capables de nous en éclairer. Il est évident, à la lumière de Ses lois immuables, que Dieu a donné à l’homme les aptitudes nécessaires pour saisir les deux premiers mondes susmentionnés. De même, afin de connaître le troisième type de monde, Il a doté l’homme de ces instruments que sont la révélation, l’inspiration et les visions. À aucun moment ces instruments ne sont-ils tombés en désuétude ; ceux qui remplissent les conditions nécessaires en ont toujours profité et profiteront toujours. » (Surmah Chasm Arya, Ruhani Khaza'in, vol. 2, p. 128)

L’âme

« Si ce sujet est cerné de plus près, l’on entrevoit que le corps est pour ainsi dire la mère de 1’âme. L’âme ne vient pas du dehors pour s’établir à 1’interieur de l’utérus d’une femme enceinte ; elle est plutôt une forme lumineuse, inhérente au sperme, qui va commencer à briller avec le développement embryonnaire. La Parole de Dieu le Tout-Puissant nous amène à comprendre que l’âme va tirer son origine de la charpente intra-utérine élaborée a partir du sperme, tel que l’affirme le Saint Coran:

« Puis, Nous le développons en une nouvelle création. Aussi, béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » (Le Saint Coran, Al-Mu'minun, chap. 23

Cela signifie que Dieu va gratifier le corps élaboré dans la chambre utérine d’une nouvelle création, ou encore, Dieu va créer quelque chose de nouveau au niveau du corps déjà élaboré dans 1’utérus, et cette nouvelle création s’appelle l’âme. Très béni soit Allah, Créateur sans égal. » (Islami Usul Ki Filasafi, Ruhani Khaza'in, vol.10, p. 321)

« Comme un jardin ne peut rester verdoyant sans eau, de la même manière, la foi ne peut subsister sans 1’accomplissement de bonnes actions. S’il y a la foi, mais pas d’actions pieuses, cette foi-­là est vaine. S’il y a des actions pieuses, mais pas la foi, ce n’est que du trompe-1’oeil. La réalité du paradis, tel qu’il est présenté par l’Islam, est qu’il est le reflet de la foi et des oeuvres accomplies en ce monde d’ici-bas ; le paradis n’est pas quelque chose provenant d’ailleurs que l’on octroiera à quelqu’un. Le paradis se construit en notre for intérieur. Le paradis de tout un chacun est sa foi et les bonnes oeuvres qu’il accomplit ; et c’est en ce monde d’ici-bas qu’il commence à goûter aux délices du paradis. » (Islami Usul Ki Filasafi, Ruhani Khaza'in, vol.10, p. 390)

La vie dans l’Au-delà

« L’Islam expose cette profonde philosophie à savoir qu’après la mort l’on sera doté, dans sa tombe, d’un corps apte à ressentir plaisirs et souffrances. Nous ne pouvons spéculer sur la matière qui composera ce corps ; car la charpente charnelle est vouée à disparaître complètement. Personne non plus n’a jamais vu le même corps reprendre vie au fond de sa tombe. Aussi, dans nombre de cas les cadavres sont incinérés ; d’autres sont exposés dans des musées ; et d’autres encore gisent, pour de longues périodes, en plein air hors de leurs tombes. Si le même corps charnel était ramené à la vie les gens l’auraient vu. Néanmoins la résurrection des morts est un point avéré selon le Saint Coran ; de ce fait nous devons conclure que l’homme est ramené à la vie dans un autre corps dont nous ne connaissons rien. Peut-être que le nouveau corps est composé des particules du premier corps. Et les facultés de l’âme se raniment après que celle-ci a trouvé un nouveau corps. Et puisque le nouveau corps est plus subtil et éthéré que le premier, il reçoit, dans une plus grande mesure, des visions et des révélations. » (Kitab-ul-Bariyyah, Ruhani Khaza'in, vol. 13, p. 70-71)

Le péché

« Le péché est un poison qui surgit lorsque l’homme ne prête plus obéissance à Dieu, et lorsqu’il s’écarte de l’amour ardent pour Dieu et de Son doux souvenir. L’état de la personne dont le cœur est dénué d’amour à l’égard de Dieu ressemble à cet arbre déraciné, incapable d’absorber l’eau de la terre, et qui se dessèche et se flétrit de jour en jour. Telle une sécheresse qui sévit, le péché gagne peu à peu de l’emprise sur le cœur de l’intéressé. La loi naturelle de Dieu prescrit trois remèdes contre cette sécheresse. Premièrement, l’amour. Deuxièmement, l’istighfar, qui signifie le désir de réprimer et de couvrir ; car tant que les racines de l’arbre sont fermement implantées au sol, il y aura de fortes chances que les branches seront verdoyantes. Le troisième remède est la tawbah : c’est-à-dire, se pencher en toute humilité vers Dieu afin de se désaltérer à cette source salvatrice et vivifiante ; et se rapprocher de Dieu et s’extirper des ténèbres du péché en accomplissant des actes méritoires. La tawbah n’est point un exercice verbal ; elle doit être perfectionnée grâce aux bonnes œuvres. En fait, toutes les bonnes œuvres sont accomplies afin de parfaire la tawbah. » (Siraj-ud-Din ‘Isa'i ke char sawalon ka jawab, Ruhani Khaza'in, vol. 12, p. 328)

Le salut

« La doctrine du salut – qui comprend la crucifixion de Jésus Christ et la Rédemption – que propose les Évangiles est rejeté par le Saint Coran. Certes le Saint Coran affirme que Jésus Christ est un noble prophète, qu’il est un bien aimé de Dieu et qu’il est proche de Lui, mais il est présenté comme un simple être humain. Selon le Saint Coran, afin de mériter le salut il n’est point nécessaire au coupable de faire porter le fardeau de ses iniquités à un innocent. La logique n’accepte pas non plus que Pierre soit châtié pour le crime de Jacques. Aucun état n’a jamais mis en application une telle loi. Mais il est malheureux de constater que les Aryas ont commis la même erreur que les chrétiens dans ce domaine et qu’ils ont occulté l’essentiel. Car selon la doctrine des Aryas, la tawbah et l’istighfar n’ont aucune réalité. Selon eux, l’homme méritera le salut uniquement en passant par tous les cycles de transmigration de l’âme prescrits pour le péché qu’il a commis. » (Chashmah-e-Ma‘rifat, Ruhani Khaza'in, vol. 23, p. 414)

La prière

« Quand les faveurs divines sont proches, Dieu manifeste les signes avant-coureurs de l’exaucement de la prière. Le cœur est en émoi, il se met à brûler et à s’embraser. Mais si l’heure de l’exaucement de la prière n’a pas sonné, le cœur ne ressent point cette béatitude qui résulte d’un retour vers Dieu ; et en dépit de tout son acharnement, l’intéressé n’arrive pas à faire revivre sa volonté décroissante. La raison en est que dans certains cas Dieu désire faire accepter Son décret, et dans d’autres, Il concède à Son serviteur l’objet de ses prières. C’est pour cette raison que je ne nourris pas d’espoir quant à l’exaucement de mes prières tant que je n’entrevois pas les signes précurseurs de l’assentiment divin. Et en de telles occasions, je sens plus de plaisir en me soumettant au décret divin que j’en aurai ressenti si ma prière avait été acceptée. Car les fruits et les bénédictions de cette soumission au décret divin sont encore plus grands. » (Malfuzat, vol. 1 p. 460)