Le Saint Coran sur la guerre – défense de la liberté

(1) Dans le chapitre 22 versets 40 à 42, nous lisons :

« La permission de se battre est accordée à ceux contre qui la guerre est faite, parce qu'ils ont été injustement traités – et Allah a assurément le pouvoir de les aider – ceux qui ont été injustement chassés de leurs habitations, seulement parce qu'ils ont dit : « Notre Seigneur est Allah ». Et si Allah ne repoussait pas certains hommes par d'autres, les cloîtres auraient assurément été démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est souvent mentionné. Allah aide assurément celui qui L'aide. Allah est, en vérité, Puissant, Fort. Ceux qui, si Nous les établissons sur la terre, observeront les prières, et payeront l'impôt, et enjoindront le bien et interdiront le mal. Et c'est sur Allah que repose la fin des affaires. »

Le verset vise à signifier que l'autorisation de combattre est accordée aux victimes de l'agression. Dieu aide assurément les victimes – ceux qui ont été arrachés à leur maison à cause de leurs croyances. Cette autorisation est sage parce que, si Dieu ne repoussait pas les cruels à l'aide des justes, il n'y aurait pas de liberté de conscience et de culte dans le monde. Dieu doit aider ceux qui aident à établir la liberté et le culte. Il s'ensuit que le combat est permis à un peuple qui a souffert longtemps d'une agression délibérée – quand l'agresseur n'a eu aucune raison d'attaquer et qu'il cherche à intervenir dans la religion de sa victime. Le devoir de celle-ci, en accédant au pouvoir le cas échéant, est de rétablir la liberté religieuse et de protéger toutes les religions et les lieux saints. Son pouvoir ne doit pas servir à sa propre glorification, mais au bien-être des pauvres, au pro­grès du pays et à la consolidation de la paix.

Cet enseignement est aussi irrécusable qu'il est clair et précis. Il proclame le fait que les premiers musulmans eurent recours à la guerre parce qu'ils furent obligés de le faire. Autrement, les guerres d'agres­sion sont interdites par l'Islam. Le pouvoir politique est promis aux musulmans, mais ceux-ci sont avertis de ce que ce pouvoir ne doit pas être exercé pour leur propre profit, mais pour relever le sort des pauvres et promouvoir la paix et le progrès.