Ceci est une adaptation du discours prononcé le 31 Août 2010, par M. Mubarak Ahmad Nazir (Missionnaire-en-chef de la Jama’at Islamique Ahmadiyya du Canada) à l’occasion de la Jalsa Salana de la Grande Bretagne.

« Et Quant à ceux qui font des efforts dans Notre voie – Nous les dirigerons assurément sur Nos voies. Et en vérité Allah est avec ceux qui font le bien. » (Le Saint Coran, chapitre 29, verset 70)

M. Mubarak Ahmad Nazir Saheb
M. Mubarak Ahmad Nazir

Nous ne venons pas en ce monde de notre propre gré, et nous ne le quittons non plus de notre volonté. Une chose est certaine, nous ne sommes que de simples mortels, et Allah est notre Créateur. Il nous a dotés de nombreuses aptitudes, Il nous a aussi donné un but bien précis dans la vie. N'y a-t-il pas de sujet plus important que celui de la raison de notre création et des moyens pour l’atteindre ? L'homme se fixe tant d'objectifs dans la vie. Il pense les atteindre afin de vivre le vrai bonheur. Ses désirs peuvent être tout à fait légitimes, mais il ne doit point les assouvir au détriment du but ultime de son existence.

Le but de l’existence de l’homme

Le Coran explique le véritable objectif de l’ homme :

« Et Je n’ai créé les Djinns et les hommes que pour qu’ils M’ adorent. » (Le Saint Coran, chapitre 51, verset 57)

L'homme est une espèce insatiable. L'assouvissement d'un désir le conduit irrémédiablement à d’autres envies. Et le bonheur suprême se transforme en mirage.

Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) a analysé ce phénomène dans son célèbre discours « La philosophie des enseignements de l’Islam ». Il explique que cette impatience est en fait la quête de l’être divin. Dieu a implantée en l’homme l’attirance innée à chercher la communion avec son Créateur. L'appétence pour l’argent, les enfants, les femmes, ou envers une simple note de musique, ne sont que des représentations, sous différentes formes de cette quête d’Allah.

L’âme errante en quête de Dieu

Le Saint Coran relate un dialogue entre Dieu et les âmes :

« Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils dirent : « Oui en vérité nous en rendons témoignage. » (Le Saint Coran, chapitre 7, verset 173)

Ce désir, cette attirance à établir ce lien avec Dieu a été inscrit dans nos gênes. Cette impatience, cette anxiété est notre quête de la relation avec Allah. C’est la quête désespérée d’un objet perdu.

Aucun trésor ne pourra complètement satisfaire ce désir interne. Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) a exprimé ce désir dans l’un de ses poèmes :

De Tes propres mains Tu as saupoudré de sel nos âmes meurtries.

Et des cris déchirants s’élèvent des cœurs des amoureux inconsolables

Cette quête empêche les croyants de dormir la nuit. Ils abandonnent leurs lits douillets et prient dans l’espoir de pouvoir communier avec Dieu. Pour atteindre ce but les croyants n’hésitent pas à dépenser leurs biens pour la cause de Dieu.

Leurs flancs restent éloignés de leur lit et ils s’adressent à leur Seigneur avec crainte et espoir, et dépensent de ce que Nous leur avons accordé. (Le Saint Coran, chapitre 32, verset 17)

Le vrai bonheur dépend d’une relation vivante avec Dieu

« Oui c’est dans le souvenir d’Allah que les cœurs peuvent trouver la tranquillité. » (Le Saint Coran, chapitre 13, verset 29)

Ce verset magnifique décrit une vérité profonde. Cela prouve clairement que la recherche de Dieu est le désir le plus profond de la nature humaine et le véritable but de notre existence. Malheureusement peu de personnes connaissent avec certitude le secret du bonheur. Celui qui l’ignore en ce monde en sera privé dans l’au-delà.

Mais quiconque est aveugle dans ce monde sera aveugle dans l’au-delà. (Le Saint Coran, chapitre 15, verset 7)
Hadrat Mirza Ghulam Ahmad, le Messie Promis et Imam Al-Mahdi (a.s.) exprime ainsi son désarroi :

Quel goût aura-t-on dans la vie si on ne l’a pas obtenu ?

Maudite, en effet, est une vie passée sans lui.

Il existe un nombre infini de moyens pour développer sa relation avec Allah. Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) l’ humble serviteur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w) exprime ainsi ses sentiments :

O Allah par quelles avenues puis-je entrer dans Ta voie

Quel service dois-je rendre pour me rapprocher de Toi.

Nous croyons en un Dieu vivant, Miséricordieux et Bienveillant. Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit qu’Allah le Très Haut a dit : « Je traite Mon serviteur selon l’idée qu’il se fait de Ma personne et Je suis avec lui lorsqu’il se souvient de Moi. » Par Allah ! Allah est plus content de la personne qui se repent que celui d’entre vous qui retrouve subitement son chameau qu’il avait égaré dans le désert. « Celui qui avance vers Moi la distance d’une main, Je m’ avance vers lui d’une coudée ; celui qui avance vers Moi d’une coudée, Je m’avance vers lui d’une brasse ; et lorsqu’il marche vers Moi, Je cours vers lui. » Muslim Kitāb-Ut- Tawbah

N’a-t-Il pas déclaré : « Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. » (Le Saint Coran, chapitre 50, verset 17)

Et encore : Et Il est avec vous où que vous soyez. (Le Saint Coran, chapitre 57, verset 5)

Dis leur : « Je suis tout près, J’exauce la prière du suppliant quand il M’implore. » (Le Saint Coran, chapitre 2, verset 187)

L’arme suprême : la prière

Nous luttons contre les tendances d’aujourd’hui et nageons à contre-courant. Notre lutte ne se fera pas avec des arcs, des flèches ou des bombes. C’est une joute pour conquérir les cœurs des hommes. Nos armures, boucliers et armes ne sont que nos prières. La qualité de notre communion avec Dieu décidera de l’ issue de cette bataille et du moment de la victoire. Cela dépendra de notre capacité à combattre avec les prières de la nuit. Pourquoi ignorer cette promesse selon laquelle un croyant peut atteindre un tel niveau de spiritualité qu’Allah devient ses yeux, ses oreilles et sa bouche.

Le deuxième Calife de la communauté Ahmadiyya aimait à rapporter un incident particulier tiré du livre « Tadhkira-tul-Awlia ». Il est dit qu’un groupe de musiciens accompagnés de leurs danseurs avaient élus domicile dans le quartier d’un saint homme. Ils chantaient et dansaient toute la nuit empêchant le dévot de se concentrer dans ses prières. Après plusieurs nuits de vacarme, celui-ci envoya un des ses disciples pour demander aux fêtards de ne plus troubler le calme de la nuit. Les musiciens, qui étaient en très bons termes avec le roi s’en plaignirent à celui-ci, disant que les disciples du dévot désirent mettre fin à leurs réjouissances nocturnes. Le roi envoya une troupe de soldats pour les protéger d’ éventuelles attaques des disciples du dévot. En apprenant cela, le saint homme envoya fit comprendre aux musiciens qu’il n’avait ni l’intention ni les moyens de combattre les soldats du roi. Il ajouta aussi qu’il n’abandonnerait jamais le combat et que s’ils n’arrêtaient leurs activités nocturnes il les combattrait avec les « flèches de la nuit ». Les flèches physiques manquent souvent leurs buts mais les flèches d’Allah atteignent toujours le cœur de la cible.

Le chef des musiciens médita sur la réplique et comme il y avait encore en lui un soupçon de foi, il laissa échapper un cri et ordonna à sa troupe de quitter le quartier de ce saint en disant : « Ni moi, ni l’armée toute entière du roi n’avons la moindre chance face aux « flèches de la nuit ».

Nous ne sommes pas nombreux, nos ennemis pensent que nous ne pourrons pas résister à la puissance des grandes nations. Mais que notre message soit clair : nous n’abandonnerons jamais le combat. Nous combattrons avec compassion, tolérance, connaissance et raison et certainement avec les « flèches de la nuit ». Qui osera s’opposer aux « flèches de la nuit » ? Mais pour cela, nous devons être en communion constante avec notre Créateur. Sinon nos déclarations ne seront que de vaines paroles.

Relation du Messie Promis (a.s) avec Dieu

Lors du procès avec le Mawlvi Karam Din, le juge hindou Lala Chandu Lal essaya de condamner, d’une façon ou d’une autre, Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) pour se venger de la mort mystérieuse du Pandit Lekh Ram. Il se vanta d’avoir pris le Messie Promis (a.s) dans son piège et qu’il ne le laissera pas s’échapper sans une condamnation. Le Messie Promis (a.s) était allongé sur un lit lorsque l’intention du magistrat lui fut communiquée. Mais dès qu’il entendit le mot « piège », il se leva d’un bond et déclara : « Comment ose-t-il penser que je suis sa proie. En vérité, je suis le Lion d’Allah. » À ces mots son visage s’ illumina de colère et ses yeux s’ouvrirent en grand. C’était un fait exceptionnel parce que le Messie Promis (a.s.), par humilité, avait toujours le regard baissé.

Et Allah fit un miracle. Avant même que le juge n’annonce son verdict, on lui a retiré l’affaire et il fut déchu. Un autre juge hindou encore plus borné que son prédécesseur repris l’affaire. Son antagonisme fut apparent lorsqu’il condamna le Messie Promis (a.s) à une amende à être payer sur-le-champ avant la fin des audiences, le contraignant ainsi à passer le week-end en prison, s’il n’arrivait pas à le faire.

Mais Allah déjoua son plan. Même si l’amende fut annulée par la suite et l’argent restitué, Dieu n’épargnât pas ce magistrat arrogant. Son fils aîné décéda subitement et un autre de ses fils, mourut quelques temps plus tard. Il en fut complètement dévasté.

Saint Prophète Muhammad (s.a.w), modèle pour les croyants

Tous ceux qui recherchent la communion avec Dieu se doivent suivre les instructions du Saint Coran.

Dis : « Si vous aimez Allah, suivez-moi ; alors seulement Allah vous aimera et pardonnera vos péchés, et Allah est pardonnant, Miséricordieux. (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 32)

Suivez ce modèle parfait qu’est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w). Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) a suivit les pas de son Maître (s.a.w), pour atteindre une proximité et une communion inégalée avec Allah.

Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) partit un jour à Gurdaspur, pour se présenter au tribunal. En raison de la chaleur et l’humidité son lit fut placé sur le toit de la maison dans laquelle il devait loger. Une fois sur le toit, il constata que celui-ci n’avait ni mur ni parapet. En dépit de la chaleur et de l’humidité il descendit pour dormir au rez-de-chaussée, déclarant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) interdisait que l’on se couche sans être entouré d’un cloison de quelque nature. Préférant ne pas désobéir aux instructions du Saint Prophète (s.a.w.), il passa la nuit dans une chambre chaude et humide.

Conseils du Saint Coran pour se rapprocher de Dieu

Le Saint Coran offre mille et une façon pour se rapprocher de Dieu : « Et Quant à ceux qui font des efforts dans Notre voie – Nous les dirigerons assurément sur Nos voies. Et en vérité Allah est avec ceux qui font le bien. » (Le Saint Coran, chapitre 29, verset 70)

L’un des moyens pour établir un lien avec Dieu est de transmettre Son Message à l’ensemble de l’ humanité. C’était la tâche assignée au Saint Prophète (s.a.w.) : « Ô Messager ! Transmet aux hommes ce que ton Seigneur t’a révélé. » (Le Saint Coran, chapitre 5, verset 68)

Hélas, aujourd’hui l’Islam à mauvaise presse en raison du comportement exécrable de certains qui se disent musulmans. Celui qui transmet le message doit être humble et empli de compassion.

L’humilité de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s)

Le Messie Promis (a.s) était particulièrement humble. Une fois on lui demanda de confronter l’un de ses adversaires les plus acharnés, Mawlvi Muhammad Hussain Batalvi, pour un débat sur une question ayant trait à la théologie. Mawlvi Muhammad Hussain prononça un discours sur l’importance des Hadiths. On invita le Messie Promis (a.s) à répondre à ses arguments ; celui-ci n’ayant trouvé rien à redire, déclara en toute humilité qu’il était tout a fait d’accord avec Mawlvi Muhammad Hussain.

La foule hostile hurla que Mirza Sahib a été humilié par leur Mollah. Mais Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) n’en ressentit aucune gêne et quitta les lieux sous les huées de la multitude. Cette même nuit, Dieu lui révéla ceci :

« Dieu est très content de cette action. Il insufflera ton amour dans le cœur des gens, et Il t’accordera une telle gloire que les rois chercheront les bénédictions de tes vêtements. » (Tadhkira, page 10, 142).

Nos frères et sœurs ahmadis devraient s’inspirer de cet incident et faire preuve d’humilité et de simplicité. Parce que c’est la voie utilisée par notre Saint Fondateur (a.s.) pour atteindre l’amour de son Créateur.

La crainte de Dieu

D’autres moyens, comparativement plus simples pour communier avec Allah sont mentionnés dans le Saint Coran.

« O vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez du nombre des véridiques. » (Le Saint Coran, chapitre 9, verset 119)

« Assurément Allah n’aime pas les orgueilleux et les vaniteux. » (Le Saint Coran, chapitre 4, verset 37)

En vérité, Allāh n’aime pas ceux qui créent le désordre. » (Le Saint Coran, chapitre 28, verset 78)

« Jamais vous n’atteindrez la droiture à moins que vous ne dépensiez de ce que vous aimez; et quoi que vous dépensiez, assurément, Allāh le sait très bien. »

(Le Saint Coran, chapitre 3, verset 93)

« Ceux qui dépensent dans la prospérité et dans l’adversité, et ceux qui réfrènent leur colère et qui pardonnent aux autres; et Allāh aime ceux qui font le bien » (Le Saint Coran, chapitre 3, verset 135)

Devoirs envers autrui

Abū Hurairah (r.a.) raconte que le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) a dit : « Au Jour du Jugement Dieu dira : « Ô fils d’Adam ! J’étais malade et tu n’es pas venu me rendre visite » ; et l’Homme répondra : « Comment pouvais- je Te rendre visite, Toi, le Seigneur des mondes ? » Allah répondra : « Ne savais-tu pas qu’ un tel de Mes serviteurs était malade et tu ne t’es pas enquis de sa santé ? Si tu l’avais fait tu M’aurais trouvé à ses côtés. Ô fils d’Adam, Je t’avais demandé de quoi manger et tu ne M’en as pas offert. » Et l’Homme dira : « Seigneur, comment pouvais-je Te nourrir, Toi, le Seigneur des mondes ? » Et Allah lui dira : « Ne savais-tu pas qu’untel de Mes serviteurs te demanda à manger et tu lui en a refusé ? Si tu l’avais fait Je l’aurais apprécié comme si tu l’avais fait à Moi. Ô fils d’Adam, J’avais soif et Je t’ai demandé à boire et tu Me l’as refusé. » Et l’Homme répondra : « Seigneur, comment pouvais-je Te donner à boire, Toi, le Seigneur des mondes ? » Et Allah lui dira : « Tu as fait la sourde oreille quand un de Mes serviteurs te demanda à boire. Si tu lui avais donné à boire Je l’aurais apprécié comme si tu l’avais fait à Moi. » Muslim Kitāb-Ul-Birr Was-Sila

Ainsi donc, l’un des moyens de développer une relation avec Allah, c’est de s’occuper des pauvres et des faibles dans la société, quelque soit leur croyances, leur religion ou la couleur de leur peau. On ne doit donc pas s’étonner que notre communauté soutienne activement l’organisation caritative « Humanity First ». Grâce à cette organisation, des puits d’eau sont forés en Afrique, et des docteurs et des médicaments sont envoyés aux quatre coins du monde. Quelque soit le lieu et le moment, lors d’une catastrophe naturelle les bénévoles accourent pour servir l’ humanité, au péril de leurs vies. Nous sommes peu nombreux et nous n’avons pas beaucoup de moyens. On pourrait donc penser que notre action est comme une goutte d’ eau dans l’océan. Mais il ne faut pas se méprendre. L’océan n’est-il formé de gouttelettes ? C’est cela le secret de notre longévité et des bénédictions d’Allah. Il a déclaré qu’il accordera une longue vie à ceux qui servent l’humanité.

Quant a ce qui profite au gens, il reste sur terre. (Le Saint Coran, chapitre 13, verset 18)

La reconnaissance envers Dieu

Une autre règle d’or pour atteindre l’amour d’Allah est préconisée par le Saint Coran. Il faut remercier Allah pour les bontés innombrables qu’il nous a accordé.

Et souvenez-vous du temps où votre Seigneur déclara : « Si vous êtes reconnaissants, Je vous accorderai sûrement plus de grâces ; mais si vous êtes ingrats, alors sachez que Mon châtiment est vraiment rigoureux. » (Le Saint Coran, chapitre 14, verset 8)

La reconnaissance ne signifie pas répéter quelques mots de remerciement ; l’on doit surtout l’exprimer en utilisant les aptitudes qu’Il nous a donné : la connaissance, l’argent, le temps et l’honneur, pour le bien-être de l’humanité. On doit toujours réfléchir et méditer sur les faveurs qu’Allah nous a accordées.

Allah ne nous a-t-il pas donné la possibilité de L’accepter Lui et Son Prophète (s.a.w) ? Et pour couronner toutes ces faveurs, il nous a aussi donné ainsi qu’à nos parents l’opportunité d’accepter le Réformateur de cette époque.

Une autre bénédiction concerne la protection conférée par le Califat de la Jama’at Ahmadiyya. Alhamdolillah !

Nous devons nous dépêcher tant que le soleil brille. Le Dieu Gracieux et Miséricordieux nous aime. Il attend que nous essayions de nous rapprocher de Lui pour nous récompenser au centuple.

Ce Hadith devrait nous conforter dans cette démarche : « Celui qui se repent sincèrement est comme celui qui n’a point péché. » Pour les faibles que nous sommes c’est un message d’espoir que nous donne notre cher Prophète Muhammad (s.a.w).