La seconde venue de Jésus Christ

En 1891, Ahmad publia trois livres : « Fateh Islam », « Tawdih Maram », et « Izala Awham ». Il se proclamma le Messie Promis et Mahdi de l'époque. Il expliqua que les prophéties à propos de la seconde venue du Christ ne devaient pas être interprétées dans un sens littéral et que Jésus ne descendrait pas en personne du ciel, tout comme le prophète Elie n’était pas descendu physiquement du ciel. Jésus a lui-même levé le voile sur l’interprétation des Écritures à propos de la « descente des cieux » et « seconde venue » d’un prophète.

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean ; et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir. » (Matthieu 11: 13,14). Puis les disciples lui posèrent cette question : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Élie doit venir premièrement ? » Il répondit : « II est vrai qu'Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part. » Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste. (Matthieu 17 : 10-13).

En parlant de sa propre venue, Jésus avait dit à ses disciples : « Vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !" » (Matthieu 23 : 39).
Cela montre clairement que Jésus ne devait pas revenir en personne, mais qu'une autre personne viendra en son nom.

La déclaration d'être le Mahdi

Les musulmans attendaient la venue du Mahdi et toutes les prophéties indiquaient clairement qu’Ahmad était celui qu'ils espéraient depuis si longtemps. Pourtant, lorsqu'il déclara être le Messie Promis et Mahdi tant attendu, une vague d'opposition se souleva contre lui. Des livres incendiaires, des tracts moqueurs et des articles injurieux furent publiés par ses adversaires. Muhammad Hussain de Batala, qui avait auparavant déclaré qu’Ahmad était le champion indiscutable de l'Islam, cherchait maintenant à l'humilier et l'insulter. Les propres membres de sa famille s'opposèrent à lui et se joignirent au camp de ses adversaires : chrétiens, Arya Samajistes et musulmans, afin de plonger son nom pieux dans la disgrâce et le déshonneur. Cependant, Ahmad leur lança le défi de participer à une discussion publique et d'avancer des arguments contre sa déclaration.

La vision au sujet de la mission de Londres.

Dans son livre « lzala Awham », Mirza Ghulam Ahmad a décrit une vision qu'il avait eue et dans laquelle il faisait un sermon à Londres sur la véracité de la foi islamique. Il avait pris plusieurs oiseaux au plumage blanc, ressemblant à des perdreaux, qui se tenaient sur de petits arbres. Ahmad expliqua que ses écrits seraient publiés en anglais et qu'ainsi des personnes justes parmi les européens accepteront la vérité.

Mirza Bashir-ud-Din Mahmud Ahmad, le second successeur (calife) de Mirza Ghulam Ahmad, fut invité en 1924 à prendre part à la conférence mondiale sur la religion, pour y faire un discours sur L'Islam. À cette occasion, il posa la première pierre de la première mosquée de Londres. Depuis, les missionnaires Ahmadis ont prêché l'Islam aux Anglais et par la grâce divine, beaucoup ont embrassé cette foi.

La conférence annuelle

Le 27 décembre 1891, Ahmad invita ses adhérents à participer à la première conférence de Qadian. L’objectif était non seulement de renforcer la foi et la conviction des participants mais aussi de leur donner la possibilité d'acquérir et d'augmenter leur connais­sance religieuse. Environ 75 membres participèrent à cette conférence. En réalisant les bénéfices spirituels et l’enrichissement des connaissances de ses fidèles, Ahmad décida d’en faire un événement annuel. Au cours des années, le nombre des participants à cette conférence annuelle a considérablement augmenté et de nos jours elle est organisée dans de nombreux de pays.