La Jalsa Salana et la gratitude

Sermon du 14 septembre 2012 par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

La Jalsa Salana du Royaume Uni est très attendu dans le monde en raison de la présence du Calife. La position géographique du Royaume-Uni, son fuseau horaire et Londres étant un carrefour [international] font aussi qu’un plus grand nombre de personnes peuvent profiter de cette grande rencontre. La coutume veut que dans le sermon qui suit la Jalsa Salana le Calife évoque, d’une part, la reconnaissance qui revient à Dieu et aux bénévoles, et d’autre part les lacunes constatées pendant ces trois jours.

Durant l’année écoulée Dieu a permis au Calife, lors de ses tournées, de transmettre le message de l’Ahmadiyya à une catégorie de personnes peu accessible. Chaque grâce divine indique une nouvelle voie vers la gratitude et engendre encore plus de faveurs. À cet effet Dieu déclare : « Si vous êtes reconnaissants, Je vous accorderai sûrement encore plus de grâces ; mais si vous êtes ingrats, alors sachez que Mon châtiment est vraiment rigoureux. » (Le Saint Coran, chapitre 14, verset 8)

Dieu est toujours prêt à accorder Ses faveurs. C’est l’homme qui, en raison de son ingratitude, s’en prive. Dieu est Indépendant, Source de richesses et Tout-puissant : Il n’a ni besoin de soutien, ni de récompense, ni de preuve de gratitude. Mais quand Il octroie des faveurs Il regarde si on Lui est reconnaissant ou pas.

Ayant profité d’innombrables faveurs divines le prophète Salomon avait déclaré :

لِيَبْلُوَنِي أَأَشْكُرُ أَمْ أَكْفُرُ وَمَنْ شَكَرَ فَإِنَّمَا يَشْكُرُ لِنَفْسِهِ وَمَنْ كَفَرَ فَإِنَّ رَبِّي غَنِيٌّ كَرِيمٌ

« …afin qu’Il m’éprouve pour découvrir si je suis reconnaissant ou ingrat. Et quiconque est reconnaissant est reconnaissant pour le bien de sa propre âme ; mais quiconque est ingrat, en vérité mon Seigneur Se suffit à Lui-Même, et Il est Généreux. » (Le Saint Coran, chapitre 27, verset 41)

Ayant reçu des faveurs ou quand il vit dans l’allégresse l’homme de ce monde oublie Dieu. Son âme le trompe, lui chuchotant que ses succès sont le fruit de ses efforts, de ses plans bien ficelés ou du soutien de ses aides. D’où l’affirmation de Dieu : « …mais peu de Mes serviteurs sont reconnaissants. » (Le Saint Coran, chapitre 34, verset 14)



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Les ahmadis ont accepté l’Imam de l’époque et sont reconnaissants envers Dieu. Toutes ces faveurs divines qui ne cessent de pleuvoir sur la communauté sont autant de signes pour les encourager. Parmi eux se trouvent des responsables et de simples bénévoles – des gens sincères – qui les larmes aux yeux attribuent leur succès à Dieu. Tant qu’il y aura des serviteurs reconnaissants parmi les ahmadis les faveurs divines ne cesseront de pleuvoir sur la communauté.

Ainsi les organisateurs, les bénévoles, les invités et tous ceux qui ont suivi la Jalsa Salana sur la MTA doivent louer Dieu pour Ses faveurs. Aujourd’hui seule la Jama’at Ahmadiyya en est récipiendaire. Vu les moyens matériels et financiers à la disposition de nos détracteurs, leurs efforts soutenus et le fait qu’ils soulèvent les masses ignorantes contre les ahmadis, s’il n’y avait pas la grâce divine, ils auraient dû anéantir la communauté depuis fort longtemps.

La liste des faveurs divines est très longue. Dieu nous a accordé de grands moyens pour transmettre Son message, des moyens que l’on aurait pu imaginer il y a 20 ou 30 ans de cela. Tous les ans l’Ahmadiyya s’implante dans de nouveaux pays, accomplissant la promesse faite au Messie Promis (a.s), que Dieu va transmettre son message jusqu’aux confins de la terre. Tous les ans des centaines de milliers de personnes se joignent la communauté en dépit de leur antipathie d’antan et du climat de plus en plus hostile contre la djama’at.

Pour ce qui est de la Jalsa, en raison de l’ouverture des écoles, on pensait que la présence sera la moitié de celle de l’année dernière. Mais c’était sans compter les faveurs divines et la sincérité des membres de la communauté que nous avions sous-estimé.

Tous ceux présents pour la Jalsa, bénévoles et visiteurs, affirment que cette Jalsa Salana fut un grand succès et qu’il y a eu nombre d’améliorations par rapport à l’année dernière. Il n’y a pas eu de gros soucis, tous étaient en bonne santé et sont retournés chez eux sain et sauf. Cette longue liste de faveurs nous pousse à prouver notre gratitude envers Dieu.

Il faut aussi remercier les bénévoles, hommes et femmes, jeunes et vieux, qui étaient toujours là pour servir les invités. Il y a ceux qui étaient responsables de la propreté, du transport, du repas et de la sécurité. Selon les invités, parmi lesquels des non-ahmadis, l’organisation de la Jalsa était meilleure que l’année dernière.

Un progrès permanent est notre signe distinctif, car il n’y a aucune garantie que les œuvres de l’homme seront parfaites à 100 %. L’homme parfait c’est le Saint Prophète Muhammad (s.a.w) ; néanmoins même lui avait déclaré que Dieu lui avait rendu parfait que pour des choses ayant trait à la foi et pas concernant ce dont Dieu ne lui avait pas informé.

Selon un invité du Nigéria, ayant bâti une ville temporaire sur le site de la Jalsa, la communauté ne pourrait mieux faire. Nous remercions et cet invité et Dieu qui a fait qu’il soit content de nous. Néanmoins nous n’avons pas encore atteint le sommet et du progrès reste à faire.

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Hadrat Mirza Masroor Ahmad
Cinquième Calife
de la Jama'at Ahmadiyya

Cette année les invités de l’étranger, y compris des non-ahmadis, avaient logé dans le nouveau bâtiment de la Jamia Ahmadiyya. Cette propriété, acquise quelques mois de cela, est très vaste et se trouve dans un lieu idyllique, sur une colline entourée de forêts ; tous ont vanté ses mérites. Le site servait auparavant d’hôtel et a été acheté à un très bon prix. Les invités ont aussi loué la bonne humeur et la gentillesse des bénévoles : depuis l’enfant qui servait de l’eau jusqu’au plus grand. Ces derniers doivent remercier les invités qui n’ont vu que leurs mérites et pas leurs manquements. Comme dans le passé, les invités étrangers ont été impressionnés par l’atmosphère de la Jalsa Salana.

De même les organisateurs doivent exprimer leur gratitude envers les invités qui ont pleinement coopéré avec eux. Les participants ont aussi apprécié la propreté des salles de bains, des toilettes et du fait qu’il y avait de l’eau chaude cette année-ci. Les organisateurs avaient mis en place un nouveau système pour le nettoyage qui a très bien marché par la grâce de Dieu.

La sonorisation dans le chapiteau principal était bonne : si elle faisait défaut on aurait manqué l’objectif même de la Jalsa Salana, car on y vient pour écouter les paroles de Dieu et de son Prophète (s.a.w.). Il y avait quand même des problèmes de son sur l’estrade du côté des hommes et des dames et dans une partie du chapiteau où se réunissent les mères accompagnées d’enfants. Pour remédier à ces problèmes techniques l’on peut aussi demander l’aide de professionnels.

De même, selon des rapports reçus du Canada la sonorisation le jour de l’Aïd là-bas était meilleure que durant les jours de la Jalsa. Les organisateurs ont pu apporter ces améliorations, grâce à l’aide de professionnels, tout simplement parce qu’ils ont finalement suivi les conseils du Calife. La qualité du son est très importante et il ne doit y avoir compromis à ce sujet.

Le service des repas s’est très bien passé durant les jours de la Jalsa sauf qu’il y a eu du retard en quelques occasions, causant ainsi de l’embarras pour les jeunes qui étaient de service. Le Calife en personne était parti vérifier la situation : il y avait une grande foule et le chapiteau était trop étroit. C’était une situation propice aux accidents : le repas d’untel pouvait tomber sur les vêtements d’un autre, causant ainsi des désagréments. A l’avenir les organisateurs doivent choisir des chapiteaux plus grands et mettre plus d’espace entre les tables : on ne peut pas faire l’économie au détriment du bien-être des invités.

Du côté des dames il n’y a pas eu de doléances sauf pour le dîner organisé par le département Tabshir. Certaines invitées, parmi lesquelles des Arabes, ont été traitées impoliment et grossièrement. Une dame de Singapour a été refoulée parce qu’elle portait son sac de voyage. Peut-être qu’elle était arrivée ce jour-là ; en tout cas on aurait pu gentiment lui demander de poser ses bagages quelque part. Les invités étrangers et ceux qui ne maîtrisent pas la langue d’ici méritent tous les soins du monde.

Il y a eu aussi quelques doléances concernant les mères accompagnées d’enfants. Les préposées à la discipline ont, dans certains cas, tiré par force des enfants hors du chapiteau principal. Ce comportement indigne n’aurait d’autre effet que de terrifier ces enfants et les faire détester la Jalsa. Une mère accompagnée d’un enfant de cinq ou six ans peut entrer dans le chapiteau principal ; les enfants de cet âge, les filles en particulier, sont généralement sages. Mais si un enfant commence à faire du bruit on doit poliment demander à la mère de sortir avec son enfant.

Ainsi tous les départements doivent être au courant des lacunes qui les concernent et rédiger cela dans leur livre rouge afin d’y remédier à l’avenir. Dans nombre de cas de petites imprudences réduisent à néant des efforts forts louables.

Du monde entier Sa Sainteté le Calife a reçu des lettres de félicitations dans lesquelles l’on remercie aussi les bénévoles de la MTA. Qu’Allah fasse croitre les bénédictions de la Jalsa et que nous soyons véritablement reconnaissants envers Lui.

Le monde musulman a aujourd’hui grandement besoin de nos prières. La convoitise des musulmans les enfonce davantage dans leur marasme : les ennemis de l’Islam les minent de l’intérieur sans qu’ils n’y comprennent rien. Qu’Allah accorde éclaire les musulmans et qu’ils puissent suivre les enseignements du Saint Prophète Muhammad (s.a.w).

Après la prière de Jummah Sa Sainteté le Calife a dirigé la prière funéraire de M. Malik Ahmad Azam, décédé Royaume-Uni. Il a aussi évoqué l’assassinat de M. Mohammad Nawaz, policier de son état et qui travaillait à Karachi au Pakistan. On pense qu’il a été tué en raison du climat hostile envers la communauté. Qu’Allah accorde patience et persévérance à ses enfants.

Sa Sainteté le Calife aussi dirigé la prière funéraire de Mme Maryam Koriaba de la Gambie. Elle avait occupé le poste de Sadr Lajna pendant 13 ans et encourageait les dames à participer davantage dans les sacrifices financiers. Qu’Allah accorde Son pardon aux disparus et qu’Il exalte leur rang.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication de ce résumé)